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Ernest Meissonier

Jean-Louis Ernest Meissonier

Jean-Louis Ernest Meissonier, né à Lyon le 21 février 1815 et mort à Paris le 21 janvier 1891, est un peintre et sculpteur français, spécialisé dans la peinture historique militaire.

Peintre très soucieux du détail authentique, il s'inscrit dans le mouvement de réalisme historique, qui apparaît dans les arts plastiques sous le Second Empire. Couvert d'honneurs, il siège à l'Académie des beaux-arts et préside de nombreux jurys nationaux ou internationaux.

Même si Guy de Maupassant et Marcel Proust, durant son adolescence, le tenaient pour leur peintre préféré, l'absence de spontanéité et de vie dans ses œuvres est relevée par la critique posthume qui le met en « enfer » avec le mot cruel d'Édouard Manet à propos d'un de ses tableaux de bataille : « Tout est en acier, excepté les cuirasses », ou celui de Charles Baudelaire le qualifiant de « géant des nains » en faisant allusion à ceux auxquels les critiques d'art modernistes du XXe siècle accolaient le terme de « pompiers » (les Gervex, Carolus-Duran et autres Detaille…) .

Meissonier, quatrième enfant d'un commerçant lyonnais, fait preuve d'un talent certain pour le dessin. Adolescent, il dessine des têtes au fusain et à l'estompe chez Antoine-Julien Potier. Il quitte à 17 ans sa ville natale et entre dans l'atelier du peintre Léon Cogniet où il apprend à peindre. Il assiste notamment à la préparation de la peinture d'un plafond pour le musée du Louvre représentant l'expédition d'Égypte, une reconstitution historique qui lui permet d'avoir ses premiers contacts avec la peinture militaire.

Meissonier débute au Salon de 1834 avec les Bourgeois flamands. Il est successivement peintre d'éventails et d'images pieuses pour les éditeurs de la rue Saint-Jacques, puis s'essaie à l'illustration avec talent pour l'éditeur Curmer, avec notamment la publication de Paul et Virginie et de La Chaumière indienne de Bernardin de Saint-Pierre. Ses amis de l'époque sont Honoré Daumier et Charles-François Daubigny. En juin 1848, Meissonier sert dans la Garde royale en pleine répression des soulèvements populaires, à la suite de la chute du roi Louis-Philippe Ier en février. Bouleversé par cette expérience, il réalise une huile sur toile : Souvenir de la guerre civile.

Ernest Meissonier commence sa carrière de peintre dans un registre plus classique, avec des scènes de genre dépeignant la vie quotidienne au XVIIe ou au XVIIIe siècle : joueurs de cartes, joueurs d'échecs, homme attendant à sa fenêtre, fumeur, joueurs de boules. Il obtient un succès grandissant, à tel point qu'on en vient même à le comparer aux maîtres flamands auxquels il est d'ailleurs lui-même fort attaché.

Mais c'est en peignant des scènes militaires que l'artiste obtient les honneurs officiels (officier de la Légion d'honneur en 1856, commandeur en 1867). Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1861. Parmi ses tableaux historiques, on peut citer l'Apothéose impériale, la Retraite de Russie, les Cuirassiers à Waterloo, en quoi il demeure, avec « Alfred de Dreux, Ange Tissier, Adolphe Yvon et Franz Xaver Winterhalter, parmi les peintres que Napoléon III considéra comme les plus doués serviteurs de la gloire impériale ».

Meissonier applique systématiquement la même méticulosité d'historien dans tout le travail préparatoire de ses œuvres, ce qui fait de lui une référence en matière d'uniformologie.

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