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Napoléon Ier sur le trône impérial

Jean-Auguste-Dominique Ingres

Napoléon Ier sur le trône impérial

Jean-Auguste-Dominique Ingres
  • Date: 1806
  • Style: Neoclassicism
  • Genre: portrait
  • Media: oil, canvas
  • Dimensions: 259 x 162 cm
  • Commande Jean-Auguste-Dominique Ingres Reproduction peinture à l'huile
    Reproduction
    de commande

Napoléon Ier sur le trône impérial est un portrait de Napoléon Ier en costume du sacre peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres en 1806, et conservé au Musée de l'Armée de Paris.

Le tableau représente l'empereur Napoléon 1er en costume de sacre, assis sur son trône dont on voit le haut du dossier de forme circulaire et les accoudoirs ornés de boules d'ivoire qui représentent le globe. De la main droite il tient le sceptre de Charles V et de la gauche, la main de justice. Il est coiffé d'une couronne de lauriers dorés. Par-dessus sa tunique de satin brodée d'or, son manteau de velours pourpre parsemé d'abeilles d'or est doublé d'hermine. Sur l'épitoge aussi en hermine, il porte le grand collier de la Légion d'honneur. À sa gauche, l'épée du sacre dans son fourreau est maintenue par une écharpe de soie. En bas à gauche le tableau est signé INGRES P xit et à droite il est daté ANNO 1806. D'autres symboles témoignent de la volonté de Napoléon de rattacher son pouvoir à une légitimité antérieure des Bourbons : pourpres impériales, couvertes d'abeilles, tunique blanche, couronne de laurier et collier d'aigle rappelant l'Empire romain et le passé carolingien. Nous voyons également un aigle royal sur le tapis du bas.

Salon de 1806, n° 272 : Sa Majesté l'Empereur sur son trône. Ce tableau appartient au Corps législatif. En 1815 le tableau est transféré au musée du Louvre. En 1832, le comte de Forbin fait déposer l'œuvre dans la chapelle de l'hôtel des Invalides, puis dans la bibliothèque à partir de 1860. L'œuvre est actuellement conservée au musée de l'Armée.

Hypothèse de l'historique de la commande : en haut à droite on remarque un écu peu lisible sur lequel on distingue cependant les armes des États pontificaux. Sur un dessin préparatoire plus lisible, on reconnaît en effet les blasons d'Este, des États pontificaux, de Lombardie, de Venise, de la Savoie, le tout sommés de la couronne d'Italie. Sébastien Allard propose une hypothèse selon laquelle ce tableau aurait été commandé par une institution italienne et représenterait en fait Napoléon en Roi d'Italie. Refusé à cause de son iconographie novatrice, il aurait alors été acquis par le Corps législatif.

Par sa frontalité, ce portrait fait référence au Zeus olympien, statue colossale du sculpteur Phidias dont la pose servira de modèle à un grand nombre de représentations de souverains, mais aussi à l'iconographie chrétienne. Ingres lui-même reprend cette attitude dans son Jupiter et Thétis. Le musée de Montauban possède un calque tiré d'une estampe d'après un panneau byzantin représentant un empereur assis, qui a pu être un modèle possible. Pour Robert Rosenblum, le modèle dont s'est inspiré Ingres fut la figure de Dieu du polyptyque de L'Agneau mystique de Jan Van Eyck qui était alors au Louvre quand Ingres faisait ce portrait. Les critiques de l'époque, dont Chaussard, comparèrent le style du peintre dans ce tableau à Van Eyck (nommé à l'époque Jean de Bruges). Cependant, Ingres lui-même affirmait : « J'estime beaucoup Jean de Bruges, je voudrais lui ressembler en beaucoup de choses ; mais encore, ce n'est pas là mon peintre et je crois qu'ils (les critiques) ont cité au hasard »

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