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L'Enterrement du comte d'Orgaz

El Greco

L'Enterrement du comte d'Orgaz

El Greco
  • Titre original: El entierro del Conde de Orgaz
  • Date: 1587; Spain  
  • Style: Mannerism (Late Renaissance)
  • Période: Spanish period
  • Genre: peinture religieuse
  • Media: oil, canvas
  • Dimensions: 480 x 360 cm
  • Commande L'Enterrement du comte d'Orgaz Reproduction peinture à l'huile
    Reproduction
    de commande

L'Enterrement du seigneur d'Orgaz (en espagnol : El entierro del señor de Orgaz), plus connu sous le nom de L’Enterrement du comte d’Orgaz (El entierro del Conde de Orgaz en espagnol), chef-d'œuvre du peintre El Greco, est une toile emblématique du siècle d'or espagnol et un chef-d'œuvre exemplaire du maniérisme. Commandé en 1586 par le curé de l'Église Santo Tomé de Tolède, Andrés Núñez de Madrid, pour commémorer le miracle de l'apparition de deux saints lors de l'enterrement de ce noble de Tolède. La toile mesure 4,8 par 3,6 mètres. Elle est datée de 1586-1588.

Le tableau représente l'enterrement miraculeux et merveilleux de don Gonzalo Ruiz de Toledo, seigneur d'Orgaz, mort au début du XIVe siècle. À son enterrement seraient apparus saint Augustin d'Hippone et saint Étienne pour ensevelir le corps. Autour du corps et de l'apparition à gauche se trouve saint François d'Assise, à droite un prêtre interpelle le Ciel. Au fond se trouvent les différents portraits des commanditaires de l'œuvre. Au premier plan, un enfant désigne la scène de son doigt, c'est Jorge Manuel Theotocopouli, le fils du Greco. Dans la partie supérieure de la toile, Jean le Baptiste (de dos) intercède auprès de sainte Marie (à gauche) et de Jésus de Nazareth (figure centrale en blanc) pour que l'âme du défunt, un bébé porté par l'ange à la robe jaune vert juste en dessous, rejoigne le royaume des cieux. En haut à gauche, allongé sur un nuage, saint Pierre attend avec les clés du Paradis.

Le 15 mars 1586 est signé le contrat entre "El Greco"(il était grec, d'où son nom), le curé Andrés Núñez de Madrid de la paroisse de Santo Tomé et le maire. Il fixe de manière précise l’iconographie de la partie inférieure de la toile qui doit être de grande dimension :

« Sur la toile, il sera peint une procession avec le curé et les autres membres du clergé qui officiaient alors pour l’enterrement de don Gonzalo Ruiz de Toledo, seigneur de la ville d'Orgaz, quand descendirent saint Augustin et saint Étienne pour enterrer le corps de ce seigneur, l’un tenant la tête, l’autre les pieds, le déposant dans la sépulture et devant de nombreuses personnes qui étaient en train de regarder. En dessus de tout ceci il faut faire un ciel ouvert en gloire. »

Le travail sera payé sur évaluation du résultat, après réception de 100 ducats à la commande, le tout devant être terminé pour le Noël de la même année. Le travail durait jusqu’à la fin de l’année 1587 sans doute et fut rendu pour l’anniversaire du miracle et la fête de Santo Tomé.

À la première évaluation, le Greco demande 1 200 ducats « sans décor ni cadre », ce qui parut excessif au curé de San Tomé en comparaison du prix de l’Expolio de 318 ducats ou des 800 demandés par le peintre au roi pour le Saint Maurice de l’Escorial.

Le curé négocie une baisse en demandant à deux peintres de venir évaluer la toile à 700 ducats ! Le Greco se sent trahi et veut en appeler au pape et au Vatican mais renonce en raison du coût d'un procès. Le 30 mai 1588 le conseil de la ville constate le renoncement à l’appel et enjoint la paroisse à payer les 1 200 ducats, après concertation des parties le 20 juin 1588. La dette est réglée en 1590. Le curé semble être resté un ami fidèle du peintre et un de ses défenseurs qui collectionnaient ses toiles.

Ceci fait partie de l'article Wikipédia utilisé sous licence CC-BY-SA. Le texte intégral de l'article est ici →


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