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Op Art
Mouvement artistique

Op art, ou art optique, est une expression utilisée pour décrire certaines pratiques et recherches artistiques faites à partir des années 1960, et qui exploitent la faillibilité de l'œil à travers des illusions ou des jeux optiques.

À la différence de l'art cinétique ou cinétisme, dont les premières manifestations remontent aux années 1910 avec le futurisme, puis certaines œuvres de Marcel Duchamp ou d'Alexander Calder, où l'œuvre est animée de mouvements, les effets d'illusion que produisent les œuvres d'op art restent strictement virtuels, seulement inscrits sur la surface de la rétine, l'œil est le moteur de l'œuvre, il n'y a pas de moteur dans l'œuvre. Il existe des œuvres combinant les deux procédés ; pour les qualifier on parle d'« art opticocinétique ».

Les œuvres d'op art sont essentiellement abstraites. Les pièces donnent l'impression de mouvement, d'éclat de lumière et de vibration ou de mouvements alternés. Ces sollicitations visuelles placent le corps du spectateur en situation instable, entre plaisir et déplaisir, plongé dans une sensation de vertige proche de certains états d’ivresse légère. Ce phénomène est parfois renforcé par le caractère monumental des pièces, parfois des environnements, voire dans le cas d’art optico-cinétique de réelles sources de lumière jaillissant de l’ombre.

Les origines de l'op art remontent aux théories visuelles développées par Kandinsky et d'autres artistes dans les années 1920. Au Bauhaus, l'école des beaux-arts fondée en Allemagne en 1919 pour explorer une esthétique fonctionnelle moderne, les étudiants en design industriel apprenaient les principes de la couleur et du ton d'une façon structurée. La manière dont une couleur est perçue dépend de son contexte ; par exemple, certaines couleurs « vibrent » lorsqu'elles sont appliquées les unes contre les autres. Josef Albers, d'origine allemande, se livra à une étude systématique de la relativité et de l'instabilité des couleurs.

C'est en 1964, dans un article anonyme du magazine Time que le terme « op art » fut utilisé pour la première fois. A New York, en 1965, l'art optique connut une reconnaissance internationale avec l'exposition du MoMA de New York intitulée « L'œil réceptif ». Mais cette tendance apparaissait partout dans le monde. Les tableaux présentaient des surfaces traitées de manière graphique qui déclenchaient des réactions visuelles extraordinaires chez le spectateur. Ambiguïtés spatiales et sensations de mouvement étaient engendrées par divers procédés, dont la manipulation de dessins géométriques et éventuellement juxtaposition de couleurs intenses. Cette exposition artistique, organisée par William G. Seitz, influença la popularisation de l'op art aux États-Unis et en Europe.

Artiste né en Hongrie en 1906, Victor Vasarely fut une figure essentielle dans l'histoire de l'op art. Il suivit des cours au Bauhaus de Budapest, où régnait une grande foi dans le progrès technique. Il s'opposait avec véhémence à l'idée de l'artiste comme personne égocentrique ; comme dans l'œuvre de nombre de ses contemporains plus jeunes des années 1960, il n'y a aucun indice de l'artiste dans ses tableaux. Zebra, peinture de 1938, est exemplaire à ce propos : entièrement constituée de bandes diagonales noires et blanches tordues d'une manière à donner une impression tridimensionnelle d'un zèbre assis. Il meurt le 15 mars 1997 à Paris.

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Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Op_Art

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