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Jacques Villeglé

Jacques Mahé de la Villeglé

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Jacques Villeglé, né le 27 mars 1926 à Quimper, est un plasticien et peintre français.

Jacques Villeglé étudie la peinture et le dessin à l'école des beaux-arts de Rennes où il fait la connaissance de Raymond Hains (1945), avec qui il liera une complicité définitive. Il travaille quelque temps chez un architecte, où il se familiarise avec les questions d'urbanisme et d'espace public, avant d'étudier l'architecture aux beaux-arts de Nantes (janvier 1947-décembre 1949). Dès 1947, il se met à récolter à Saint-Malo des débris du Mur de l'Atlantique, qu'il regarde comme des sculptures.

De 1950 à 1954, il réalise « Pénélope », film conçu par Raymond Hains qui restera inachevé. Sur les déchets des pellicules surexposées, avec de l'encre de Chine grasse, qui craquellera en séchant, Villeglé, suivant son habitude ad-hociste, fera des graffiti. Ce qui en a subsisté sera diffusé par le Centre Georges-Pompidou sous le titre « Paris - Saint-Brieuc 1950-1952 ».

En 1991, la réglementation sur l'affichage dans Paris ayant tari la collecte, il se décentralise en province.

En 1997, il crée l'Atelier d'Aquitaine au Marteret à Calignac (Lot-et-Garonne).

Il a créé une œuvre sur l'un des murs de la piscine Molitor située dans le XVIe arrondissement de Paris. Pour la cinquième édition de Lille Art Fair, Jacques Villeglé était l'invité phare de l'exposition organisée du 12 au 15 avril 2012 au Grand Palais.

Depuis 1957, date de sa première exposition à la galerie Colette Allendy (Paris), l'œuvre sélective de Villeglé a fait l'objet de plus de 200 expositions personnelles en Europe, en Amérique, en Asie et en Afrique. L'artiste a participé à des manifestations collectives sur les cinq continents.

En 2016, une de ses œuvres, 14 juillet, décembre 1960, est présentée dans le contexte de l'exposition « Jacques Chirac ou le dialogue des Cultures » au musée du Quai Branly.

En octobre 2016, à l’occasion de la FIAC à Paris, Jacques Villeglé est invité à inscrire une phrase au sol de l’avenue Winston-Churchill, rendue piétonne le temps de la Foire. Avec les lettres de son alphabet socio-politique, il écrit au pochoir, en blanc, sur le bitume, une phrase d’Henri Michaux : « L’art est ce qui aide à tirer de l’inertie ».

À partir de février 1949, avec Hains, Jacques Villeglé commence à récolter des affiches lacérées, leur première affiche, « Ach Alma Manétro », est une œuvre commune. Il limite son comportement appropriatif aux seules affiches lacérées. Pour lui, le véritable artiste est le « lacérateur anonyme », la collecte pouvant être effectuée par n'importe qui.

Jacques Villeglé souhaite s’effacer derrière son œuvre, il aime ainsi citer André Breton disant que « un artiste doit vivre à l’ombre de son œuvre ».

Cette volonté explique le parti pris par Villeglé de titrer ses œuvres du lieu et de la date de leur trouvaille. Et ceci depuis 1949, Villeglé s’en est expliqué dans son livre « Cheminement ». Lors de leur première exposition chez Colette Allendy en 1957, Hains et Villeglé décident de ne pas mentionner leurs noms sur les cartels. « Le titre de l’affiche, ses dimensions, sa date nous suffisaient », explique Jacques Villeglé.

Dans sa dernière période Villeglé ajoutera, presque systématiquement, à ses titres, les noms des musiciens, ou d’autres éléments visibles sur les affiches restant toujours ainsi dans le domaine concret.

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