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Pré-Renaissance
Mouvement artistique

Le Quattrocento, contraction de millequattrocento en italien, est le XVe siècle italien, succédant au Moyen Âge. C'est le siècle de la Première Renaissance, mouvement qui amorce le début de la Renaissance en Europe.

Ce mouvement qui se caractérise en peinture par une rupture avec le goût byzantin régnant dans toute l'Europe, apparaît à Florence en premier lieu.

À cette période, un véritable bouillonnement culturel voit s'affirmer en matière d'art, dans les cités de Venise, Milan, Rome et Mantoue pour ne citer que les plus émergentes. On assiste à une véritable compétition des cités-États qui s'offrent les services d'artistes aux noms prestigieux. D'autres capitales italiennes, comme Bologne, Ferrare, Urbino, Bari, Pérouse, Padoue, Naples, Palerme et Ravenne, ont contribué aussi par leurs échanges nombreux, au renouveau artistique.

Sous l'influence des Médicis à Florence, les arts connaissent une évolution. Cosme de Médicis participe au mécénat d'artistes majeurs tels que Paolo Uccello ou Fra Angelico qui participe de l'École florentine. La coupole de la cathédrale de Florence est un excellent témoignage de cette époque.

Les Florentins poursuivent leur domination sur la Toscane en l'emportant sur Pise en 1406. Cependant, en 1494, Pierre II de Médicis perd la souveraineté de Florence à l'occasion de l'arrivée de l'armée de Charles VIII, en route pour Naples depuis la Lombardie ; chassée par les Florentins, sa famille part en exil. Savonarole en tire profit et établit une théocratie dans la ville.

L'École siennoise se développe parallèlement à l'art pictural de l'école florentine, par un goût raffiné pour la couleur, hérité de Byzance, avec un chromatisme très particulier, orangés, rouges très vifs, verts amandes et un jeu subtil d'opposition des chauds et des froids comme on peut le voir chez Sassetta et Giovanni di Paolo.

La ville d'Urbino connut son apogée sous le règne du duc Frédéric III de Montefeltro (1444-1482). Le peintre Piero della Francesca est le fleuron de sa cour.

À Pérouse, en raison des rivalités entre les familles locales, Baglioni, Oddi et Michelotti, la ville s'est transformée en champ de bataille. Comme dans de nombreuses villes de Toscane et d'Ombrie, elle se couvrit alors de maisons-tours érigées par les personnalités les plus puissantes et les plus riches. Les arts purent quand même y fleurir et le Pérugin y fut nommé citoyen d'honneur en 1485.

La fin du Quattrocento illustre les troubles symptomatiques de cette époque dans cette zone géographique : un intrigant prince d'origine valencienne, César Borgia, tente en 1501 d'usurper le pouvoir en Romagne avec l'appui de son père, qui se trouve être le pape. Cette collusion d'intérêts, outre d'attirer les foudres de Savonarole, figurera parmi les inspirations du Prince, traité de Nicolas Machiavel écrit à Florence au siècle suivant.

En 1450 à Milan, grâce aux victoires de Francesco Sforza, le pouvoir passe des Visconti aux Sforza. Ludovic Sforza commandera à Léonard de Vinci une statue équestre magnifiée de grandeur et de prestige, afin de gommer le souvenir de la dynastie qu'il a remplacée. La statue restera à l'état de plans du maître.

L'école lombarde compte parmi ses peintres, Michelino da Besozzo, Vincenzo Foppa et Giovanni Antonio Boltraffio.

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Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Quattrocento

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