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Sonia Delaunay

Sarah Stern

Sonia Delaunay

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Sonia Delaunay, née Sophie Stern ou bien Sara Illinichtna Stern, née le 14 novembre 1885 à Gradizhsk en Ukraine et morte le 5 décembre 1979 à Paris est une artiste peintre française, d'origine ukrainienne. Adoptée par un oncle maternel Henri Terk dont elle prend le nom, elle étudie assez peu les beaux-arts : le dessin à Karlsruhe pendant deux ans, puis à Paris à l'Académie de la Palette dans le Quartier du Montparnasse. Elle a été naturalisée française grâce à un premier mariage avec Wilhelm Uhde en décembre 1908.

Après une période fauve que lui ont sans doute inspirée Vincent van Gogh et Paul Gauguin, elle invente, avec son deuxième mari, une forme de peinture qu'Apollinaire définit du terme vague d'orphisme, qui ne correspond à aucune tendance réelle. Sonia et Robert Delaunay ont surtout travaillé ensemble sur la recherche de la couleur pure et du mouvement des couleurs simultanées, une tendance qui a inspiré d'autres peintres après eux, notamment Fernand Léger et Jasper Johns.

De plus en plus orientée vers l'art abstrait au fil des années, elle crée en 1946 le Salon des réalités nouvelles uniquement pour promouvoir l'abstraction.

Elle laisse derrière elle une œuvre abondante qui comprend aussi des tissus imprimés, des livres d'artistes, des robes de haute couture dont la célèbre robe de Nancy Cunard. Sa première œuvre textile étant une couverture pour son fils Charles.

Les avis sont partagés sur l'appréciation de son œuvre textile. Michel Seuphor pense qu'on l'a peut-être trop cantonnée dans la mode : « Je regrette personnellement que pendant de longues années, Sonia Delaunay, au lieu de se vouer entièrement à la peinture, ait dispersé son talent en essayant d'introduire dans la mode les idées simultanéistes de sa peinture[1]. » C'est d'ailleurs lui qui, en ramenant l'essentiel de l'œuvre de Sonia Delaunay à son travail textile, a en fait disqualifié sa peinture, ainsi que le reconnait Anne Montfort Dans une appréciation plus récente, Jacques Damase rappelle que les motifs inventés sur tissus par Sonia ont induit une inspiration nouvelle dans la peinture : « Il n'est pas sans importance pour l'historien que ses œuvres soient antérieures à celles de Mondrian[2]. », et que les tissus sont encore source d'inspiration pour toute une génération de jeunes peintres

Toujours associée à son mari Robert dans la peinture, la mode, ou des aventures monumentales comme la fresque destinée au Palais des chemins de fer pour l'Exposition internationale de 1937, elle est souvent exposée avec lui au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, auquel elle a fait plusieurs donations. Si de nombreux musées dans le monde possèdent ses toiles, la majorité d'entre elles a été partagée en France entre le musée de Grenoble, le Musée d'art moderne de la ville de Paris, le Centre Pompidou, et la Bibliothèque nationale de France.

Bien que la famille Stern soit juive Sonia ne se rattache jamais à cette appartenance : « Mon père était ouvrier. A Gradjisk, en Ukraine, il travaillait dans une fabrique de clous. Je tiens de lui une grande intransigeance, l'horreur de la cupidité et de la mesquinerie (...) Mon oncle, le frère de ma mère m'avait ouvert un milieu de culture (...) mon père, lui, m'a légué l'honnêteté. À trois ans, une ligne de vie intérieure était tracée, je ne m'en suis jamais écartée[4]. » Concernant la judaïté de Sonia, la plupart des biographies ne la mentionnent pas. Sonia se considérait avant tout comme française et plus encore, comme parisienne « Je ne me sens bien qu'en France, et encore pas partout. Avant tout l'Île-de-France, c'est ce que j'aime le plus — Sonia Delaunay, propos recueilli par Jacques Damase en 1978[5]. »

Ceci fait partie de l'article Wikipédia utilisé sous licence CC-BY-SA. Le texte intégral de l'article est ici →


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