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L'Adoration des mages

Sandro Botticelli

L'Adoration des mages

Sandro Botticelli
  • Titre original: L'Adorazione dei Magi
  • Date: c.1475 - c.1476
  • Style: Early Renaissance
  • Genre: peinture religieuse
  • Media: tempera
  • Dimensions: 134 x 111 cm
  • Commande Sandro Botticelli Reproduction peinture à l'huile
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L'Adoration des mages (Adorazione dei Magi en italien) est un tableau exécuté autour de 1475 par Sandro Botticelli (qui en a peint plusieurs sur ce thème et en laissera une, inachevée, à sa mort en 1510).

Cette peinture réalisée en tempera sur bois de 111 × 134 cm, conservée aujourd'hui au musée de la Galerie des Offices de Florence a été commissionnée par Gaspare di Zanobi del Lama, un banquier florentin, courtisan de la cour des Médicis, pour être le retable de la chapelle Lami de la basilique Santa Maria Novella.

L'Adoration des mages est l'épisode de la vie de Jésus qui s'inscrit juste pendant la Nativité, un des thèmes de l'iconographie chrétienne. Il montre Jésus enfant qui vient de naître, entouré de sa mère Marie, de son père Joseph, souvent en retrait. Les rois mages, que l'on peut reconnaître à leur âge respectif, sont accompagnés de leur cortège et c'est aussi le prétexte à exposer les personnages importants et influents du temps de la réalisation de l'œuvre peinte.

Contrairement à beaucoup de tableaux sur ce thème, ici, Marie présentant Jésus à l'Adoration, est placée au centre du tableau en position élevée dans le décor, dans un enchevêtrement de grotte, de ruines, de cabane en bois, en une sorte de trône dominant non architecturé et les seules architectures visibles sont des ruines antiques à la gauche du tableau, extérieures à la scène proprement dite du sujet. Des monts au loin dans le fond se perdent dans une perspective atmosphérique.

Des personnages nombreux participent au défilé et sont placés dans deux groupes à droite et à gauche laissant une trouée permettant de voir le plus vieux des mages agenouillé, le turban à ses pieds, et à qui est présenté Jésus ; les deux autres nous tournent le dos mais on les identifie à leur présents dorés et à leur coiffes posées sur le sol.

Les cortèges s'étalent en deux groupes distincts ramassés à droite et à gauche sans profondeur, mis à part deux ou trois personnages éloignés dans les ruines de gauche.

La perspective fuyante est clairement évacuée sur les ruines extrêmes : à droite par le seul mur sur lequel un paon est perché, rendant sa tranche plus fuyante encore ; sur la gauche par une enfilade de colonnes embrumées. Même les troncs servant de piliers au toit de planches défient les fuyantes verticales. et la grotte abritée n'offre aucune ligne de fuite. Le cortège lui-même est ramassé sur le premier plan et seuls quelques personnages lointains à gauche donnent une indication spatiale.

Son principal intérêt documentaire tient au fait de la présence dans le tableau de nombreux portraits de personnalités des Médicis (d'où quelquefois son titre en français) dans une composition anachronique (d'autant plus que le peintre y est présent, à droite, regardant vers le spectateur).

Quant à Joseph, en pleine méditation en arrière-plan élevé (le personnage placé le plus haut dans le tableau), il ressemble étrangement à Platon.

— Traduction nouvelle d'après l'édition Giuntana de 1568 (École Normale Supérieure de Pise) par Bernard Lebleu, de L'Encyclopédie de L'Agora [1].

Ceci fait partie de l'article Wikipédia utilisé sous licence CC-BY-SA. Le texte intégral de l'article est ici →


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