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Broadway Boogie-Woogie

Piet Mondrian

Broadway Boogie-Woogie

Piet Mondrian
  • Date: 1942 - 1943
  • Style: Neoplasticism
  • Genre: abstrait
  • Media: oil, canvas
  • Dimensions: 127 x 127 cm
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Broadway Boogie-Woogie est le dernier tableau achevé de Piet Mondrian, peint à New York en 1942 et 1943. Il mesure 127 × 127 cm (50 × 50 pouces). Il est conservé au Museum of Modern Art à New York, grâce à un don de Maria Martins.

Fuyant l'Europe en guerre, Mondrian arriva à New York le 3 octobre 1940 et s'installa dans un petit atelier au 353 West 56th Street, avant de déménager, le 1er septembre 1943, dans un atelier plus grand au 15 East 59th Street, qui devait être le dernier (il mourut le 1er février 1944). Comme il l'avait fait à Paris, Mondrian blanchit ses ateliers à la chaux, avant de disposer sur les murs des rectangles et carrés de couleur, qu'il agençait comme des études de rythmes et de formes.

À New York, Mondrian retoucha certaines des toiles qu'il avait apportées de Londres (où il vivait depuis 1938) et entreprit ses dernières œuvres qui marquent de profondes transformations. Il s'agit de New York City I (1940-1942, Musée national d'Art moderne, Paris), New York City II (1941, Düsseldorf, Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen), New York, New York (1941, inachevé. Collection particulière), Broadway Boogie-Woogie et Victory Boogie-Woogie (1942-1944, inachevé. La Haye, Gemeentemuseum).

Dans les années 1930, à Paris, puis à Londres, Mondrian avait évolué. Il existe une photographie, prise dans son atelier parisien vers octobre 1933, sur laquelle l'artiste pose en costume à côté de deux toiles récentes sur un chevalet, lesquelles préfigurent bien des changements à venir. En haut, Composition dans le losange avec quatre lignes jaunes (80 × 80 cm. La Haye, Gemeentemuseum) montre pour la première fois des lignes tracées dans une autre couleur que le noir. En dessous, Composition avec carré de couleur (La Haye, Gemeentemuseum) présente des lignes doublées.

À partir de 1935, la couleur rouge devint prépondérante dans ses œuvres, dans le même temps qu'il se mit à multiplier les lignes noires, accentuant l'importance de la grille. À New York, sans doute sous l'emprise de la ville, il procéda à un autre changement majeur : l'élimination du noir. New York City I est, par exemple, composé uniquement de lignes jaunes (majoritaires), bleues et rouges, qui s'entrecroisent avec un effet de tressage. New York City II montre un autre changement important : l'utilisation de rubans adhésifs colorés, lesquels facilitaient son travail. Il les plaçait et déplaçait jusqu'à obtenir le rythme qui lui plaisait.

On peut ajouter que, malgré l'abstraction radicale de ses tableaux, Mondrian avait toujours gardé un intérêt très vif pour les structures urbaines et pour la musique et la danse modernes (notamment, dans les années 1920, le charleston).

Tous ces traits se retrouvent dans Broadway Boogie-Woogie. Le tableau se compose d'une grille assez dense (mais irrégulière) de lignes jaunes, ponctuées de petits carrés rouges, bleus et gris, sur un fond blanc, donnant au tableau un rythme endiablé. Si certaines surfaces, créées par les intersections des lignes, sont laissées en blanc (comme dans tous les tableaux de Mondrian), certaines au contraire accueillent des rectangles dont la plupart sont composés de carrés ou de rectangles de diverses couleurs, conférant ainsi au tableau un aspect extraordinairement ludique et juvénile. Si Mondrian n'était pas mort peu après, tout indique que ce renouvellement se serait poursuivi, comme le prouve son dernier tableau inachevé, Victory Boogie-Woogie, qui va encore plus loin dans la fragmentation des lignes.

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