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Un orfèvre dans son atelier, peut-être saint Éloi

Petrus Christus

Un orfèvre dans son atelier, peut-être saint Éloi

Petrus Christus
  • Date: 1449
  • Style: Renaissance nordique
  • Genre: peinture religieuse
  • Media: oil, panel
  • Dimensions: 85 x 99 cm
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Un orfèvre dans son atelier, peut-être saint Éloi est un tableau du peintre primitif flamand Petrus Christus, un des élèves de Jan van Eyck. Huile sur panneau, datée de 1449, il mesure 100,1 cm de haut et 85,8 cm de large. Il est conservé au Metropolitan Museum of Art, New York (États-Unis). Il s'agit de l'une des œuvres les plus remarquables de l'époque pré-Renaissance dans le nord de Europe.

Commandé par la guilde des orfèvres de Bruges, le tableau est une publicité pour leurs services. Acquis par le Metropolitan Museum of Art en 1817, l'hypothèse alors retenue est que le personnage principal représente saint Éloi, le saint patron des orfèvres, en raison notamment de l'auréole de sainteté avec laquelle il est représenté, mais à la fin du XXe siècle une expertise minutieuse permet de déterminer que l'auréole a été ajoutée postérieurement. Aujourd'hui, l'hypothèse communément admise est qu'il s'agit du portrait d'un orfèvre ayant vécu à Bruges au XVe siècle, peut-être Willem van Vlueten, qui avait acquis la citoyenneté de Bruges en 1433 et était devenu un bijoutier majeur à la cour du duc Philippe le Bon.

Ce tableau représente un orfèvre ainsi que deux clients bourgeois dans sa boutique. Le réalisme des expressions faciales des personnages fait penser à un double portrait. L'orfèvre représente peut-être saint Éloi - le saint patron des orfèvres - et le tableau aurait été commandé par la guilde des orfèvres de Bruges pour sa chapelle. Il comporte l'inscription « M PETR·XPI·ME··FECIT·Aº·1449 », forme abrégée de « magister Petrus Christi me fecit anno 1449 » (Maître Petrus Christi m'a fait en l'an 1449), inscription précédée d'une forme ovale sur le « M » et terminée par un cœur surmonté d'une croix, semblable aux représentations du Sacré Cœur de Jésus.

L'orfèvre est vêtu d'un large habit rouge et d'un bonnet en tissu de la même couleur. Dans sa main gauche, il tient une balance à fléau avec laquelle il est en train de peser un anneau pour la noce. Dans sa main droite, il tient un poids en métal doré (laiton ?). La boutique est remplie d'objets représentés avec un grand réalisme, et chargés de symbolisme, comme dans les œuvres de van Eyck.

Derrière l'orfèvre, se tient un couple de bourgeois. Le riche couple est vêtu élégamment. Avec tendresse, le jeune homme passe le bras autour des épaules de sa fiancée. Il pose sa main gauche sur le manche d'un objet qui pourrait être une épée. Le jeune homme porte un habit de velours bleu foncé, doublé de fourrure brune et avec un col en satin rouge feu. Autour du cou, il porte un collier en or qui pourrait s'apparenter au collier de l'Ordre de la Toison d'or, bien qu'il ne soit pas possible de l'affirmer de manière formelle. Sur sa tête, il porte un turban noir, sur lequel est épinglée une broche sertie de quatre perles et d'une pierre précieuse. Il regarde en direction de la balance, les gestes effectués par l'orfèvre.

À sa droite, se trouve sa fiancée. Comme lui, ses vêtements indiquent son appartenance à la bourgeoisie. Elle porte une élégante robe en velours vert brodée d'or, le tout doublé de tissu rouge. À sa taille, une large ceinture de couleur foncée. Sa guimpe, ornée de perles et de fine dentelle, est attachée sur sa tête de manière à former des cornes sur les côtés. Il s'agit là d'une coiffe traditionnelle très répandue en Flandre au XVe siècle. On retrouve des coiffes similaires dans Portrait de Margareta van Eyck de Jan van Eyck.

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