{{selectedLanguage.Name}}
Se connecter Déconnexion
×

Portrait d'un Chartreux

Petrus Christus

Portrait d'un Chartreux

Petrus Christus
  • Date: 1446
  • Style: Renaissance nordique
  • Genre: portrait
  • Media: oil, wood
  • Dimensions: 21,6 x 29,2 cm
  • Achetez des reproductions de peintures à l'huile faites à la main
    Reproduction
    de commande

Le Portrait d'un Chartreux ou Portrait d'un moine chartreux est un tableau du peintre primitif flamand Petrus Christus réalisé en 1446. L'œuvre fait partie de la collection Jules Bache conservé au Metropolitan Museum of Art à New York. Il est considéré comme une pièce importante dans l'art primitif flamand et aussi comme un des premiers exemples de l'emploi du trompe-l'œil.

Christus représente son personnage en buste, dans une position de trois quarts, les yeux tournés vers le spectateur. Le personnage est situé dans un coin de la pièce; par là, Christus innove sur ses prédécesseurs, par exemple Jan van Eyck. Habillé en robe blanche, il est éclairé par un fond rouge chaud, à la fois somptueux et inquiétant, très rare dans la peinture flamande. Le personnage est placé en biais, dans un espace limité par deux sources de lumière, une venant de la droite et une autre, moins forte, éclairant le bas gauche. Différentes théories ont été avancées quant à l'identité du personnage. Cet homme, qui n'a pas de tonsure et porte une barbe rasée autour de la bouche, ne peut être un moine chartreux puisque la règle voulait qu'ils soient rasés de près et aient une tonsure. C'est donc un frère lai ou convers, peut-être de la chartreuse du Val-de-Grâce près de Bruges, fondée en 1318.

Ce portrait possède une présence physique incontestable grâce à l’équilibre de la composition, des effets de lumière et du rendu méticuleux et réaliste des détails. Pas le moindre cheveu, pas le moindre détail de la barbe n'est négligé. Le personnage central s'adresse au spectateur par le regard intense avec lequel il le fixe. Christus a peint un cadre en trompe l'œil à la van Eyck, qui est comme une fenêtre par laquelle le personnage et le spectateur peuvent communiquer. L'historien d'art Erwin Panofsky estime qu'« en faisant entrer le spectateur dans l’intimité du personnage, ce portrait en coin a créé une nouvelle base psychologique à leur relation ». Ce procédé est fréquemment repris, par Memling par exemple.

Le cadre en trompe-l'œil porte une inscription en capitales ornementale qui apparaît comme sculptée dans le cadre peint. Elle se lit : « ·PETRVS·XPI·ME·FECIT· » suivi, en plus petits caractères, de « A 1446 ». L'éclairage de l’inscription principale coïncide avec celui du portrait, alors que la date n'a fait l'objet d'aucune tentative de créer un effet d'illusion. L'inscription de la date figurait vraisemblablement sur le cadre original du tableau, et a dû être ajouté au panneau quand le cadre a été enlevé.

Une mouche en trompe-l'œil est posée sur le cadre, juste au-dessus du nom de l'artiste sur le rebord du cadre. Généralement considérée comme un symbole de dépérissement ou de mort, sa présence a donné lieu à de multiples interprétations. Le Maître de Francfort, dans son autoportrait avec sa femme, pose une mouche sur la coiffe de sa femme ; la taille de la mouche donne l’illusion qu'elle est posée non sur la coiffe, mais sur le tableau.

En 1944, lors de l’acquisition du tableau Portrait d'un Chartreux par le Metropolitan Museum of Art, la tête du moine est entouré d'une auréole. Dans la peinture des primitif flamand, les auréoles sont extrêmement rares. L'authenticité des auréoles dans les tableaux de Christus a été discutée par Max Jakob Friedländer en 1916 déjà et par William Martin Conway en 1921.

Ceci fait partie de l'article Wikipédia utilisé sous licence CC-BY-SA. Le texte intégral de l'article est ici →


More ...

Court Métrage

Short Films