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Art académique
Style

L'art académique, aussi nommé art pompier, est un courant artistique du milieu du XIXe siècle. L'académisme est caractérisé par un goût pour les thèmes historiques et pour l'orientalisme. En sculpture, il se caractérise par une tendance à la monumentalité, représentée entre autres par les sculpteurs Auguste Bartholdi et Emmanuel Fremiet. Parmi les artistes représentatifs, figurent les peintres français, Alexandre Cabanel, Ernest Meissonier, William Bouguereau et Jean-Léon Gérôme.

L'application du mot « pompier » à l'art académique, apparue à la fin du XIXe siècle (1888 d'après le Robert) pour le tourner en dérision, est sans doute une allusion aux casques brillants de certains personnages des grandes compositions de l'époque, qui rappelaient ceux des pompiers. Une autre explication propose l'hypothèse d'une dérision du mot « Pompéien » (de Pompéi), allusion à un mouvement pompéiste fondé en 1840 par Jean-Léon Gérôme. Enfin, ce mot évoque la pompe, le pompeux. Une troisième explication fait naître cette explication d'une comédie en un acte de MM. Varner et Duvert, La Sœur de Jocrisse, donnée pour la première fois au théâtre du Palais-Royal le 17 juillet 1841 dans laquelle un personnage du nom de Jocrisse, domestique, regarde l'estampe Le Passage des Thermopyles et déclare : « Ah ! c'te bêtise ! ils se battent tout nus !… Ah ! non ; ils ont des casques… c'est peut-être des pompiers qui se couchent… ». Ce Passage des Thermopyles était peut-être le tableau de David, Léonidas aux Thermopyles. Ce serait donc les successeurs de David qui ont été qualifiés de pompiers

L'Académie royale de peinture et de sculpture fut créée en 1648, à l'initiative de Charles Le Brun qui pour échapper à la tutelle de la corporation se placèrent sous la protection du roi Louis XIV. L'Académie prône une méthode radicalement nouvelle d'enseignement des Beaux-Arts. À l'apprentissage informel auprès d'un patron et la transmission le plus souvent héréditaire de l'appartenance à la corporation, elle oppose un enseignement théorique et pratique formalisé et un système de concours. Sa doctrine assimile peinture et sculpture aux arts libéraux et érige les œuvres de l'antiquité gréco-romaine en modèle. Sa puissance vient de son monopole des commandes royales.

L'Académie se compose alors de deux sections : l'Académie de peinture et de sculpture, et l'Académie d'architecture. L'anatomie, la géométrie, la perspective et l'étude d'après le modèle vivant constituaient les bases de l'enseignement préparatoire à la peinture et à la sculpture.

L'enseignement de l'académie repose sur certains principes fondateurs :

Ces principes se sont progressivement figés avec le temps et ont fini par constituer aux yeux de certains artistes et critiques de la fin du XIXe siècle un carcan contre lequel ils se sont insurgés peu à peu. L'académie pourvoyait donc à la formation technique (apprentissage du dessin, de l'anatomie, de la couleur…) et culturelle (familiarisation avec les sujets de l'antiquité, les grands auteurs…) des jeunes artistes. Les candidats à l'entrée à l'École des Beaux-Arts (les femmes n'y sont admises qu'en 1897) doivent passer un concours d'admission consistant en l'exécution d'une figure nue dessinée d'après le modèle vivant.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, se cristallise une opposition qui va profondément marquer toute l'histoire de l'art du XXe siècle : celle de l'académisme et de la « modernité », terme lancé par Charles Baudelaire. Les avant-gardes n'ont pu s'imposer, qu'en bousculant l'art officiel. Les peintres académiques régnaient sur l'Académie des beaux-arts, à l'Institut, au Salon, longtemps lieu de passage obligé pour exposer, se faire connaître et obtenir des commandes de l'État. « Contrôlez l'instruction, vous contrôlerez le style », disait le peintre académique Jean-Léon Gérôme.

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Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_académique

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