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La Fuite en Égypte

Nicolas Poussin

La Fuite en Égypte

Nicolas Poussin
  • Date: 1657
  • Style: Classicisme
  • Genre: peinture religieuse
  • Dimensions: 97 x 133 cm
  • Reproduction
    de commande

La Fuite en Égypte est un tableau de Nicolas Poussin peint en 1657 ou en 1658. Installé à Rome depuis 1642 et âgé de 63 ans, le peintre livre une œuvre de maturité déclinante sur un thème religieux classique. Le tableau est conservé depuis 2008 au musée des beaux-arts de Lyon en France. Ayant fait l'objet d'une expertise de haut-niveau, il a été classé trésor national.

Une Fuite en Égypte fut commandé à Nicolas Poussin par Jacques Sérisier négociant lyonnais en soie, ami et collectionneur du maître.

Le tableau fut perdu de vue après la mort du commanditaire après 1667. Connu malgré tout par des gravures, un tableau représentant une Fuite en Égypte qui pourrait lui correspondre est découvert lors d'une vente aux enchères en 1986. La toile passe en une vingtaine d'années du statut d'œuvre de l'atelier de Poussin (mais il n'est pas sûr que Poussin ait jamais possédé un "atelier"), à celui de peinture autographe de Poussin et Trésor national.

La Fuite en Égypte est un épisode de la vie du Christ mentionné dans un passage de l'Évangile selon Matthieu (Mt 2, 13-14) et fréquemment repris dans l'iconographie chrétienne : la Sainte Famille — Joseph, Marie et l'Enfant Jésus – fuit en Égypte pour éviter les soldats du roi Hérode qui veut tuer l'enfant Jésus en éliminant de son royaume tous les enfants mâles de moins de deux ans.

Dans le centre du tableau, Marie tenant l'Enfant Jésus dans ses bras avance vers la droite et porte un regard en arrière. Joseph lève les yeux vers l'ange qui les guide, une main vers l'encolure de l'âne portant leur effets. Il est vêtu de rouge et d'orange et Marie de bleu et de blanc. Un personnage est allongé, accoudé, dans l'ombre d'un arbre dans la partie gauche avec un bâton (un berger ?).

Le décor dans lequel ils évoluent est celui d'une campagne arborée, complétée de parties architecturales : un portique, surmonté de vases à l'aplomb des piliers, est vu en perspective fuyante dans la partie gauche, dans le prolongement même du berger allongé.

Dans la partie centrale, au-dessus de la tête de Joseph de la main de l'ange, l'angle d'un bâtiment s'élève, prolongé à droite par des rochers masquant l'horizon (un aigle y est posé), puis d'un arbre qui semble être un chêne.

Cet horizon n'est visible qu'à la gauche du tableau, au-delà d'un plan d'eau, de forêts, de montagnes bleutées. Le ciel est bleu sauf dans le prolongement du portique où des nuages gris se développent.

Les portiques et les reliefs architecturaux renvoient à une symbolique de la Rome antique, période de déroulement de l'épisode. En arrière-plan, le bâtiment surélevé dont on ne voit que la partie arrière peut être le Temple de Jérusalem, ville que quittent les fuyards.

La diagonale séparant à gauche la lumière et à droite l'ombre et oppose monde céleste de clarté et monde terrestre sombre, et symbolise le passé et l'avenir : le passé est l'ancienne vie de Marie, l'avenir est sombre et incertain.

Seul la Vierge, l'enfant et l'ange sont éclairés. Ce sont des êtres vivants qui s'enfuient par la voie terrestre alors que l'ange vole dans les airs. Le groupe évolue vers la droite, conformément au sens de lecture occidentale. Le geste du bras de l'ange vers la droite souligne cette direction.

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