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Le Jeune Saint Jean-Baptiste au bélier

Le Caravage

Le Jeune Saint Jean-Baptiste au bélier

Le Caravage
  • Date: 1602
  • Style: Baroque
  • Genre: peinture religieuse
  • Media: oil, canvas
  • Dimensions: 129 x 94 cm
  • Commande Le Caravage Reproduction peinture à l'huile
    Reproduction
    de commande

Le Jeune Saint Jean-Baptiste au bélier (en italien : San Giovanni Battista (Giovane con un montone)) est un tableau de Caravage peint vers 1602 et conservé aux musées du Capitole de Rome, ainsi qu'à la galerie Doria-Pamphilj pour un autre exemplaire. C'est l'une des sept versions du peintre sur ce thème (certaines sont toutefois contestées quant à leur attribution).

L'œuvre fut peinte, avec la Cène à Emmaüs, pour le Romain Ciriaco Mattei, et comme beaucoup de créations de Caravage, fit partie ensuite des collections du cardinal Francesco Maria del Monte. Après la vente de celles-ci en 1628, le tableau échoit au cardinal Pio, puis au pape Benoît XIV et enfin aux musées du Capitole, jusqu'à ce que sa trace se perde au début du XXe siècle. Il est enfin retrouvé dans le bureau du maire de Rome dans les années 1950, et replacé au musée.

En 1601-1602, Caravage vit et travaille dans le palais de la famille Mattei. Les commandes de riches clients privés abondent, à la suite du succès de l'exposition du Martyre de saint Matthieu et de la Vocation de saint Matthieu dans la chapelle Contarelli en 1600. Il s'agit de l'une des périodes les plus productives de sa carrière. Les carnets de Ciriaco Mattei idiquent deux paiements faits à Caravage en juillet et décembre de cette même année, correspondant au début et à la fin du travail sur le Jean-Baptiste original. Le paiement se limite à 85 scudi, dans la mesure où le tableau ne présente qu'un seul personnage. La copie authentifiée est réalisée en même temps ou rapidement après. En juillet de la même année, Caravage reçoit 150 scudi pour le Souper d'Emmaüs. Il peint également l'Incrédulité de saint Thomas pour Vincenzo Giustiniani, et en janvier 1603 Ciriaco Mattei lui verse 125 scudi pour la L'Arrestation du Christ. Chacun de ces tableaux accroît le renom de Caravage auprès des collectionneurs : vingt copies du Souper d'Emmaüs sont encore identifiées aujourd'hui, et davantage encore de la Capture du Christ.

Mais en dépit de ces succès, ni l'Église ni aucun ordre religieux ne lui passe encore la moindre commande. Les tableaux de la chapelle Contarelli avaient été commandées par des clients privés, même si les prêtres de San Luigi dei Francesci avaient donné leur accord. La difficulté pour Caravage réside dans l'extrême conservatisme de l'Église en ces temps de Contre-Réforme : la mise en place d'un Index des images interdites est envisagée, et des cardinaux de haut rang font publier des libelles indiquant aux artistes, mais aussi aux prêtres qui pourraient passer commande ou approuver des œuvres d'art, ce qui est acceptable ou non. Dans ce contexte, le crypto-paganisme de ce Jean-Baptiste qui renvoie à l'humanisme de Michel-Ange et à la Haute Renaissance n'est certainement pas jugé acceptable.

La pose est inspirée directement de celle des ignudi de la chapelle sixtine peints par Michel-Ange, en particulier de la Sibylle d'Érythrée. Caravage remplace la pose d'athlète par celle d'un garçon populaire des faubourgs de Rome : Jean est ainsi représenté en très jeune homme, à-demi allongé, le bras autour du cou d'un bélier et la tête tournée vers le spectateur, arborant un sourire malicieux.

Ceci fait partie de l'article Wikipédia utilisé sous licence CC-BY-SA. Le texte intégral de l'article est ici →


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