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Léonidas aux Thermopyles

Jacques-Louis David

Léonidas aux Thermopyles

Jacques-Louis David
  • Date: 1814
  • Style: Neoclassicism
  • Genre: peinture d'histoire
  • Media: oil, canvas
  • Dimensions: 392 x 533 cm
  • Commande Léonidas aux Thermopyles Reproduction peinture à l'huile
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Léonidas aux Thermopyles est un tableau de Jacques-Louis David (1814). Commencé en 1800, sa réalisation fut interrompue par les commandes de tableaux pour le régime napoléonien, pour être reprise en 1814. Le tableau fait partie des collections de peintures françaises du musée du Louvre.

Le titre Léonidas aux Thermopyles, renvoie à une célèbre bataille antique des guerres médiques. David en a l’idée dès 1799 ou 1800, mais il ne s’attelle vraiment à la tâche qu’en 1812 car les commandes de Napoléon Bonaparte sont prioritaires; il est achevé en octobre 1814. Initialement destinée à un amateur, le comte Sommariva, l’œuvre resta de fait dans l’atelier du peintre. Le Louvre l’a acquis en 1826 (17 avril), dès la première vente posthume de ses œuvres.

En 480 av. J.C., les Perses cherchent à envahir la Grèce et doivent passer par le défilé rocheux des Thermopyles (« Portes chaudes »). Après plus de deux jours de combat, les Perses désespèrent de passer quand Ephialtès, un traître leur indique un passage pour prendre à revers les Grecs. Léonidas, chef des Spartiates, renvoie alors ses alliés et garde avec lui ses 300 Spartiates. Ils mènent une résistance héroïque (1 contre 300 à 1 contre 1000 selon les estimations) et se font massacrer jusqu’aux dernier permettant par ce sacrifice d’évacuer les populations et de préparer la riposte.

Au centre figure Léonidas, nu et armé, (grand bouclier rond, armure, et casque de chef) assis sur un rocher, la jambe gauche repliée ; à droite, Agis, son beau-frère, dépose la couronne de fleurs qu’il portait pendant le sacrifice (cf usage antique du sacrifice avant la bataille) ; l’aveugle Eurytus, conduit par un hilote (esclave spartiate), brandit une lance. Tout à droite, une troupe de Spartiates s’avance au son des trompettes (juste au-dessus). Des soldats s’équipent d’armes ou de boucliers, d’autres s’étreignent avant la mort. À gauche, un soldat s’agrippe à la falaise pour y graver de son arme la phrase « passant qui va à Sparte, va dire que nous sommes morts pour obéir à ses lois » (rôle de l’écrit chez David, voir Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard, avec la liste des conquérants ou la lettre de Charlotte Corday dans la Mort de Marat). Les personnages sont très nombreux.

Le décor allie des éléments naturels (feuillages, à gauche et arbre, à droite, rochers) et humains (autel dédié à Héraclès, le héros par excellence, au centre ; navires perses à l’arrière plan, caravane de mulets sur la gauche qui quitte le champ de bataille). Le ciel est sombre en haut et plus clair en bas.

Léonidas est le pendant grec des Sabines, tableau dont les dimensions sont proches, et qui présente une bataille célèbre de la légende romaine avec une multitude de soldats agglomérés avec, au premier plan, Romulus qui dispose comme Léonidas d’une arme, d’un casque de chef et d’un bouclier rond. Un autre point commun aux deux œuvres est de représenter non pas le déroulement du combat, mais un moment où l'action est suspendue. Léonidas aux Thermopyles ne représente pas le combat mais sa préparation.

Cette œuvre se situe dans la carrière du peintre alors au service du Empire où il oscille entre peinture officielle et peinture d’histoire. L’œuvre n’appartient pas à une série particulière mais se veut le pendant grec des Sabines. Louis XVIII les a achetés ensemble.

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