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La Douleur d'Andromaque

Jacques-Louis David

La Douleur d'Andromaque

Jacques-Louis David
  • Date: 1783
  • Style: Neoclassicism
  • Genre: peinture mythologique
  • Media: oil, canvas
  • Dimensions: 275 x 203 cm
  • Reproduction
    de commande

La Douleur et les Regrets d'Andromaque sur le corps d'Hector son mari , couramment abrégé en La Douleur d'Andromaque est un tableau peint par Jacques-Louis David en 1783, inspiré d'un épisode de l’Iliade et représentant Andromaque pleurant sur le corps d'Hector, tué par Achille. Le tableau fut peint pour être présenté comme « morceau de réception » à l'agrément de Jacques-Louis David par l'Académie royale de peinture et de sculpture. Elle sera même reçue à l’unanimité au Salon du Louvre où elle fut présentée. Cette œuvre est une huile sur toile de grande taille, elle mesure 275 centimètres de hauteur sur une longueur de 203 centimètres. La toile est signée, datée en bas à gauche et l’on peut lire : « L. David 1783 ». Elle est actuellement exposée au musée du Louvre mais appartient à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (inventaire D.L. 1969-1) à qui l’œuvre a été donnée par un petit-fils de David : Jules David-Chassagnolle en 1886.

Il présente son morceau de réception le 22 août 1783, où il reçoit l’unanimité du jury.

Plus tard il s’inspirera de son tableau pour faire Le serment des Horaces qui lui permettra d’acquérir une renommée importante.

La Douleur d’Andromaque est une peinture d’histoire s’inspirant de l’Iliade d’Homère. Dans cette scène, Andromaque, veuve, pleure son époux Hector, tué par Achille. On peut voir une inscription en grec sur le candélabre placé à droite. Ce n’est pas la première fois que David introduit un texte dans l’un de ses tableaux. Par exemple, son tableau Le Bélisaire comporte aussi une inscription. Les sujets en rapport avec les mythes sont souvent représentés. La composition de Jacques-Louis David se rapproche des œuvres de Poussin, telles que La Mort de Germanicus et Le Testament d’Eudamidas. On sait que Jacques-Louis David s’est inspiré des dessins qu’il avait faits à Rome sur le sarcophage de La mort de Méléagre.

Jacques-Louis David a représenté une scène connue et émouvante, fidèle au récit de l'Iliade. Hector gît sur le lit, le torse dénudé. Il laisse voir sa musculature. Le corps est livide. Les bras sont allongés le long du corps. L'attitude du personnage est figée. À côté de lui, à sa droite, Andromaque, vêtue de blanc, est assise. Elle a les yeux en larmes. Son regard laisse apparaître la tristesse de la scène. Sa main gauche est posée sur le bras d'Astyanax leurs fils. Sa main droite montre le corps défunt de son mari. L’enfant tient la main de sa mère et de l’autre main fait un geste, qui peut être interprété comme un geste de douceur pour apaiser sa mort. L’arrière-plan évoque un temple, où le héros sera probablement honoré par les jeux funéraires, comme dit dans l’Iliade. Au premier plan, à gauche, la représentation du casque de Hector montre son cimier en crins de cheval qui effraya tant, selon Homère, Astyanax lorsque son père partit au combat. La représentation de l’épée d’Hector symbolise sa bravoure. Un candélabre brûle des aromates.

La mise en scène est théâtrale. L’atmosphère de la pièce est sombre. Les panneaux du lit retracent les adieux d'Hector et sa mort. Hector est situé du côté duquel fume l’encens, signe de sa mort. Il semble endormi plutôt que défunt. Il n’y a aucune trace de blessure sur son corps. La tête d’Hector porte une couronne de lauriers. Il est représenté comme les martyrs chrétiens. Dans une certaine mesure, il peut faire penser au Christ sacrifié. Son épée et son casque à longues plumes décrit par Homère gisent à ses côtés, symboles de sa vie de guerrier.

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