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Femmes d'Alger dans leur appartement

Eugène Delacroix

Femmes d'Alger dans leur appartement

Eugène Delacroix
  • Date: 1834
  • Style: Romanticism
  • Genre: portrait
  • Media: oil, canvas
  • Dimensions: 180 x 229 cm
  • Commande Femmes d'Alger dans leur appartement Reproduction peinture à l'huile
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Femmes d'Alger dans leur appartement est un tableau d'Eugène Delacroix, peint à Paris en 1833.Le tableau est présenté au Salon de 1834 et acquis la même année par Le Louvre. Synthèse d'Orientalisme et de Romantisme, ce tableau exprime une profonde "mélancolie" pour le poète et critique d'art Baudelaire.

La toile représente trois jeunes femmes en costumes d'intérieur vaporeux et richement brodés éclairées par la lumière douce d'une fenêtre située à gauche. Allongées ou assises sur un tapis autour d'un narguilé et d'un kanoun, elles se prélassent sur des coussins posés à même le sol. Une femme noire, probablement une servante, porte une veste courte bleue. Elle s'apprête à sortir. Derrière elle, accrochée au mur la formule "Mohamed rassoul Allah" est inscrite sur un panneau en faïence bleu et blanc, ce qui semble indiquer un intérieur musulman. Le décor somptueux du harem ou du gynécée est constitué de tentures et de tapis, de verrerie de Murano au-dessus du placard rouge entrouvert, et de murs recouverts de faïence ornés d'un motif floral mordoré baigné dans un clair-obscur.

Le visage des femmes exprime la voluptueuse langueur des odalisques orientales. Elles sont vêtues, à la mode algéroise, de chemises en étoffe fine, blanche, unie, fleurie ou jouant sur des textures mates et brillantes. Portées ouvertes sur le devant jusqu'aux genoux, elles cachent le haut des serouels d’intérieur en satin et brocart, de type court, amples et serrés à mi-mollet par une jambière. Celle de gauche, la ceinture lâche et éloignée du corps, a une ghlila, veste sans manches, cintrée et évasée sur les hanches en velours grenat, décorée de galons, de boutons de passementerie et sous les seins, d’appliques triangulaires brodées en mejboud, de fils d’or, de paillettes et de canetilles. Les autres portent une frimla, petit corsage dérivé de la première, qui pallie la transparence, soutient la poitrine et retient les manches. Par-dessus ces chemises est nouée au niveau des hanches la fouta, pagne soyeux orné de bandes rayées. Les trois femmes ont la tête couverte par une meherma, carré de soie sombre, frangé et tissé de fil d’or, signe distinctif des femmes mariées. Sur le sol gisent trois babouches.

L'embellissement des décors, des intérieurs, des vêtements, des parures et des bijoux portés (bracelets de bras et khelkhels, boucles d’oreilles, montre en breloque, bagues à tous les doigts) indique que Delacroix représente une scène de fête ou de réception.

Delacroix visite le Maroc en 1832, où il reste 3 mois. Le choc esthétique de ce voyage est immense. Sur le chemin du retour, il passe deux jours à Alger. Selon Charles Cournault, l'ingénieur en chef du port d'Alger, Victor Porel, se serait arrangé avec le chaouch pour que celui-ci accepte de lui faire visiter sa maison mais Delacroix ne dit rien de tel, dans son journal. Si Delacroix s'oppose à la conquête de l'Algérie, qu'il considère comme une erreur, comme on peut le lire dans son texte de 1840 Souvenirs d'un voyage au Maroc, il précise que l'intérieur des maisons maures lui étaient interdites alors que les maisons juives lui étaient ouvertes, lui offrant "le caprice et le charme du génie mauresque",où il rencontrait des femmes "belles et jolies" habillées avec dignité, suivi d'une description précise des vêtements correspondant au tableau Les femmes d'Alger dans leur appartement .

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